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1957, Archives de la Ville de Montréal, VM94,Z665-31

Les Archives de la Ville de Montréal vous souhaitent un joyeux Noël et une bonne année 2012. Et si, durant le temps des fêtes (qui n’arrive rien qu’une fois par année),  vous désirez jeter un coup d’oeil à notre livre de photographies d’archives «Vivre Montréal 1920-1969», demandez-le à votre bibliothèque locale. Vous pouvez aussi l’acheter à votre librairie préférée comme cadeau de Noël de dernière minute!  (C’était notre commercial)

 
JOYEUX NOËL À TOUS!

Photo : auteur inconnu, 1963, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS1,A85-024

Comme nos deux tourtereaux n’étaient pas venus à Montréal depuis 1959, ils admirent avec ravissement le nouveau centre-ville depuis le belvédère de la montagne. À l’époque, seules les tours dela Sun Lifeet dela Banque Royalese dressaient dans le paysage de la métropole. En 1963, que de changements peuvent-ils observer avec les nouveaux gratte-ciel dela CIL(devenue tour Telus), de la Banquede Commerce Canadienne Impériale (CIBC) et surtout la Place-Ville-Marie. Ils ont tous été inaugurés en 1962, mais c’est toutefois la tour cruciforme qui symbolise le Montréal moderne.

Photo : Yvan Laing, 1957, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS17,Z665-001

En janvier 1957, le maire Jean Drapeau et sa famille accueillent les enfants de Montréal pour une réception dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville. Qui d’autre que Tante Lucille (de son vrai nom Lucille Desparois) peut les égayer de merveilleux contes? Va-t-elle leur raconter l’histoire du sucre d’érable ou celle des trois petites fauvettes, que l’on trouve sur son disque « Il était une fois… »? Tante Lucille commence sa carrière de conteuse en 1944 avec la publication d’un premier livre. En 1948, c’est le début de son émission radiophonique à Radio-Canada, qui, pour le bonheur de plusieurs générations d’enfants, reste en ondes jusqu’en 1974.

Photo : auteur inconnu, 1954, Archives de la Ville de Montréal, VM105,SY,SS1,D71,P004

Dès les années 1930, des milliers de Montréalais prennent d’assaut les sentiers pédestres et les pistes de glisse du mont Royal toutes les fins de semaine. Ici, au lac aux Castors, les amateurs de ski et de toboggan montent, descendent et tombent sous l’œil attentif d’un policier. Les accidents et les bousculades sont en effet si nombreux les jours d’affluence qu’ils justifient la présence policière. C’est dire que l’air frais n’empêche aucunement les esprits de s’échauffer! Au milieu des années 1960, il faut débourser 5 cents pour chaque remontée par câble. D’aucuns disent qu’il coûte trop cher d’utiliser le ski-tow qui, par ailleurs, use les mitaines, provoque la chute des enfants et tache les vêtements.

Photo : Robert Vandensteene, 1963, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS1,A85-022

En cette journée d’hiver, sur le belvédère de la montagne, ces femmes profitent d’un après-midi ensoleillé pour expérimenter une nouvelle façon de bronzer grâce aux réflecteurs d’aluminium. Les canons de la beauté ont changé. Aux peaux blanches et au teint de porcelaine du début du siècle succèdent le hale et la peau bronzée – voire trop bronzée – signe de l’opulence que l’on veut démontrer et des loisirs que l’on peut désormais se permettre. La crainte des rayons UV et du vieillissement prématuré de la peau ne sont pas encore d’actualité, et tous les moyens sont bons pour paraître à son meilleur.

Photo : Gordon Beck, 1969, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS14,TH9-183-010

La petite ville de Woodstock dans l’État de New York est surtout célèbre pour le festival de musique qui s’y tient au mois d’août 1969 sur les terres d’un fermier, situées à soixante kilomètres de la ville. Plusieurs grands noms de la scène folk, pop, rythm and blues et rock s’y produisent. Mais sait-on qu’un festival d’aussi grande envergure se tient à Terre des Hommes tout au long de ce même été? Durant les mois de juillet et août, la place des Nations vibre en effet aux sons de Vanilla Fudge, James Brown, The Association, Robert Charlebois, Sam and Dave, Joan Baez, Ravi Shankar et Sly and the Family Stone. Ces trois derniers se sont d’ailleurs produits à Woodstock. Tous ces spectacles sont gratuits, et les hippies montréalais peuvent célébrer leur culture d’amour et de paix.

Photo : Maurice Macot, 1965, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS13,S32-025

En 1964, l’invasion musicale britannique déferle sur l’Amérique du Nord. Peu de groupes américains réussissent à l’endiguer. Parmi ces derniers, on peut toutefois compter sur les Beach Boys. Originaire de Californie, le groupe est composé initialement des trois frères Wilson – Brian, le leader, Carl et Dennis – leur cousin Mike Love et un ami Al Jardine. Le 13 février 1965, on peut les voir en spectacle à l’aréna Maurice-Richard devant une foule enthousiaste. Ils interprètent leurs plus grands succès du moment, dont Surfin USA, Fun, fun, fun et I get around. Brian Wilson, qui a quitté la tournée pour se concentrer sur l’écriture et la production de nouvelles chansons, est alors remplacé par le guitariste Glen Campbell.

Photo : auteur inconnu, 1964, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS14,S1-052

En cette soirée de 1964, ce contrebassiste se produit dans une salle de spectacle de la ville, et sa musique anime une night life montréalaise en plein déclin. Pourtant, à peine quinze ans auparavant, la métropole était considérée comme l’une des scènes de jazz incontournables dans le circuit des grandes villes, et elle était visitée par les plus célèbres stars de l’époque. Les Count Basie, Duke Ellington, Oscar Peterson, Miles Davies et autres grands noms foulent les planches des clubs les plus réputés de Montréal : le Rockhead’s Paradise ou le Café St-Michel dans le bas de la ville, le Spencer’s Café, Chez Parée ou Chez Maurice au centre-ville. C’est ainsi depuis la prohibition américaine des années 1930, et grâce à la présence bien établie d’une communauté noire dans Saint-Antoine et la Petite-Bourgogne.

Photo : Yvon Bellemare et Marcel Houle, 1964, Archives de la Ville de Montréal, VM94,SY,SS1,SSS13,S1-063

On croit souvent que les nuits de Montréal ont disparu lors de la croisade pour la moralité publique menée par Jean Drapeau et la Ligued’action civique dans les années 1950. Il est vrai que la ville était auparavant ouverte au jazz, aux spectacles, au jeu ou à la prostitution. Certaines boîtes de nuit appartenaient même à des individus du monde interlope. Pourtant, en 1964, les cabarets montréalais attirent toujours les spectateurs qui se rendent en grand nombre au Café Saint-Jacques, au Café de l’Est ou à la Casa Loma.Le déclin véritable de ces établissements survient plutôt à la fin de la décennie.

Photo : Edgar Gariépy, 1942, Archives de la Ville de Montréal, BM42,SY,SS1,PG1553

Les célébrations entourant le 300e anniversaire de la fondation de Montréal, organisées par la Commission du IIIe centenaire, s’échelonnent de janvier à décembre 1942. Messes pontificales, fêtes civiles, festival dela Bonne chanson, dîner opérette au chalet du mont Royal et parade historique comptent parmi les activités. En ce lundi 18 mai, les organisateurs des fêtes accueillent une centaine d’invités sur la place d’Armes pour un hommage au fondateur de la ville, Paul Chomedey de Maisonneuve. Après une brève réception à l’hôtel de ville, les dignitaires visitent ensuite six communautés religieuses ayant marqué l’histoire de Montréal, dans un cortège de calèches tirées par des chevaux. Pendant ce temps, le grand public est invité à un « pèlerinage historique » dans le Vieux-Montréal.

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