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Posts Tagged ‘Camillien Houde’

John Easton Mills, [19-]. BM1,S5,P1474 À la suite de la démission du maire Gérald Tremblay le 5 novembre 2012, nous avons effectué des recherches dans les archives de la Ville de Montréal pour voir si, dans l’histoire de notre ville, d’autres maires n’avaient pu compléter leur mandat.

Remontons tout d’abord en 1847 avec le maire John Easton Mills. Né au Massachussets en 1796, il devient maire en 1846 et doit affronter la grave épidémie de typhus. Mills fait construire des baraques dans Pointe-Saint-Charles pour loger les malades et réunit les ressources nécessaires pour leur venir en aide. En novembre, le maire contracte  la maladie au moment où il sert lui-même d’infirmier et meurt le 12 novembre 1847.

Pour en savoir plus sur celui que l’on a désigné à l’époque de «maire-martyr : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/easton-mills/index.shtm

L’autre maire de Montréal à mourir en fonction fut Francis Cassidy. Né à Saint-Jacques-L »Achigan en 1827, il est élu maire par acclamation en février 1873. Son règne sera de courte durée puisqu’il meurt en août de la même année.

Pour en savoir plus sur le maire Francis Cassidy : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/cassidy/index.shtm

Un saut dans le temps nous amène à Camillien Houde qui démissionne de façon impulsive de son poste de maire de Montréal le 28 août 1936 mais il décide de se représenter comme maire à l’élection du 15 décembre de la même année qu’il perd contre Adhémar Raynault.

Camillien Houde au camp de Petawawa/ dessin de Guido Nincheri, 1940, VM6,D026-34 Houde redevient maire de Montréal à l’élection de 1938. Avec le déclenchement de la Seconde guerre mondiale en septembre 1939, le maire, opposé à la conscription, se déclare contre l’enregistrement national. Il est arrêté par la police fédérale à sa sortie de l’hôtel de ville le 5 août 1940 et interné au camp de Petawawa en Ontario. Il est libéré le 17 août 1944 et est élu par acclamation le 11 décembre 1944.

Pour en savoir plus sur le maire Houde : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/houde/index.shtm

On remarque ainsi qu’un seul maire a démissionné avant la fin de son mandat : Camillien Houde. Le mandat 1938-1940 de ce dernier s’est terminé de façon abrupte quand il a été arrêté en  1940. Enfin, seuls deux maires sont décédés en fonction : John Easton Mills en 1847 et Francis Cassidy en 1873.

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Maurice Duplessis et Camillien Houde, 1948, VM94-Z277-2Le 17 août 1936, Maurice Duplessis et l’Union nationale remportent l’élection générale au Québec avec 76 députés. Le parti libéral, au pouvoir depuis 1897, ne conserve que 14 sièges.  Sur l’île de Montréal,  8 des 12 circonscriptions passent aux mains de l’UN, même celle de Westmount remportée par William Ross Bulloch. Parmi les nouveaux députés montréalais du parti de Maurice Duplessis, on remarque Gilbert Layton dans Montréal – Saint-Georges. Nommé ministre, il se représente en 1939 comme conservateur indépendant. Il est le père de Robert Layton, député conservateur et ministre sous le gouvernement de Brian Mulroney et le grand-père de Jack Layton, chef du Nouveau parti démocratique et chef de l’opposition aux Communes.

Quant à Maurice Duplessis, il perdra l’élection de 1939 mais reviendra en force en 1944. Il s’installera au pouvoir jusqu’à sa mort en 1959.  Les photos nous le montre en compagnie du maire Camillien Houde lors d’une visite à l’hôtel de ville de Montréal le 9 août 1948. Soulignons que Duplessis fut le successeur de Houde à la tête du parti conservateur en 1933.

Un album de 6 photos de la visite est disponible à l’adresse suivante :  http://www.flickr.com/photos/archivesmontreal/sets/72157627455243220/

Les informations de cet article sont tirées de Wikipedia :

Maurice Duplessis et Camillien Houde, 1948, VM94-Z277-4

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Camillien Houde, [194-], BM1, P0966-1Au début de la seconde guerre mondiale, opposé à toute idée de conscription, Camillien Houde déclare aux journalistes son opposition à l’enregistrement national qui, dit-il, est un premier pas vers la conscription.  Perçu par les autorités canadiennes comme un ennemi de l’intérieur, le maire de Montréal est arrêté par la police fédérale à sa sortie de l’hôtel de ville le 5 août 1940 et interné au camp de Petawawa en Ontario. Il faut attendre le 17 août 1944, après quatre ans de détention, pour assister au retour de Camillien Houde. Une foule en liesse lui réserve un accueil triomphal à la gare Windsor. Porté par cette vague de sympathie, il est réélu dès l’automne et demeure maire de la métropole jusqu’en 1954.  Adulé des gagne-petit, Camillien Houde est demeuré une figure emblématique de l’histoire de Montréal.

Camillien Houde sur la page couverture de l'édition canadienne de Time, 5 août 1946, VM6,S10Camillien Houde est né le 13 août 1889 dans le quartier ouvrier de Saint-Henri à Montréal. Homme politique, il a été maire de Montréal de 1928 à 1932, de 1934 à 1936, de 1938 à 1940 et de 1944 à 1954. Il décède le 11 septembre 1958 à Montréal.

Consultez la biographie du maire Camillien Houde ainsi que 20 documents d’archives qui lui sont consacrés dans la section Les maires de Montréal de l’exposition virtuelle La démocratie à Montréal de 1830 à nos jours : http://tinyurl.com/qkh7uv

Le site Archives de Montréal comporte aussi un article en deux parties de l’archiviste Gilles Lafontaine consacré au maire Houde qui peut être consulté aux adresses suivantes : http://tinyurl.com/28x5kof et http://tinyurl.com/29hxz2q

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Camillien Houde, années 1930. AVM, BM1,P0965Le 9 avril 1934, Camillien Houde reprend la mairie de Montréal après sa défaite de 1932 contre Fernand Rinfret. Houde l’emporte par plus de 50 000 voix sur son plus proche adversaire. En pleine crise économique, la ville se voit dans l’obligation d’aider directement trente pour cent de sa population en 1933.  À cette époque, Montréal assume une grande partie des services sociaux.

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